De France au camp de Neuengamme

Série d’interviews : témoignages de survivants du camp de concentration, volume 4
publié par: KZ-Gedenkstätte Neuengamme
€ 5.00
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Synthèse

« Je n’aurais jamais imaginé » 
Au camp de Neuengamme et au Kommandode Brême-Blumenthal – Pierre Billaux se souvient
Un film réalisé par Jürgen Kinter et Katja Hertz-Eichenrode
1999, 59 min., 4:3

En 1943, à l’âge de 18 ans, Pierre Billaux joignit la résistance. Arrêté en mai 1944, il fut d’abord interné dans une prison près de son lieu d’origine  Chambois (Normandie) avant d’être déporté au camp de concentration de  Neuengamme en passant par le camp de transit de Compiègne. A Neuengamme, il travaillait d’abord aux glaisières puis il fut transféré au camp  extérieur de Brême-Blumenthal. Lors de l’évacuation de ce camp en avril 1945, Pierre Billaux partit avec les autres déportés sur une « marche del a mort » vers le camp central de Neuengamme d’où les déportés furent acheminés vers Lübeck. Ils furent transférés sur trois bateaux amarrés en baie de Lübeck. Pierre Billaux était d’abord sur le « Cap Arcona », puis sur l’ « Athen ». Le 3 mai 1945, le « Cap Arcona » avec 7000 déportés à bord, coula lors d’une attaque aérienne britannique, seulement 450 déportés survécurent. Le fait d’être sur l’ « Athen » au moment de l’attaque sauva la vie à Pierre Billaux. Après la guerre, il retourna en France où il s’engagea durant des années chez « Amnesty International ».

« On est marqué par ça »
Du camp de Neuengamme à Brême-Farge et à Lübeck – Lucien Hirth se souvient
Un film réalisé par Jürgen Kinter et Katja Hertz-Eichenrode
1997, 37 min., 4:3

Après l’occupation de l’Alsace par les Allemands, Lucien Hirth tenta en été 1940 de passer en Suisse mais y était refoulé. En 1943, il joignit la résistance française. Après le débarquement des Alliées en Normandie, Lucien Hirth fut arrêté par le « Sicherheitsdienst » allemand et interné dans les prisons de Chambéry et Lyon. En passant par le camp de transit de Compiègne, il fut déporté au camp de concentration de Neuengamme. Il fut affecté au camp extérieur de Brême-Farge où les déportés devaient construire la base sousmarine « Valentin ». En avril 1945, les déportés de Brême-Farge partirent sur une « marche de la mort » vers le camp de Neuengamme. De là, Lucien Hirth fut transféré à Lübeck, puis sur le « Cap Arcona » amarré en baie de Lübeck. Il est un des rares survivants du bombardement des bateaux concentrationnaires dans lequel environ 6600 déportés moururent juste avant la libération.

« Un autre temps dans ma vie »
Au camp de Neuengamme et au Kommando de Misburg – Bernhard Morey se souvient
Un film réalisé par Jürgen Kinter et Katja Hertz-Eichenrode
1997, 34 min., 4:3

Fin 1939, Bernard Morey fut mobilisé par l’armée française. Après la défaite de la France, il fut démobilisé et retourna dans sa ville d’origine Cuiseaux (Jura) où il participa à plusieurs actions de la résistance. Arrêté par le « Sicherheitsdienst » allemand en avril 1944, il fut transféré au camp de transit de Compiègne, puis déporté au camp de concentration de Neuengamme. Il fut affecté au camp extérieur de Hanovre-Misburg où les déportés travaillaient pour une usine pétrolière, la DEURAG. Gravement blessé, il fut reconduit au camp central de Neuengamme. Avec un des derniers transports d’évacuation, Bernard Morey quitta le camp de Neuengamme fin avril 1945 et fut libéré sur le chemin de Lübeck. Déjà le 5 mai 1945, il montra l’ancien camp de concentration de Neuengamme à des soldats alliés.

« Arrêté comme otage »
John William se souvient
Un film réalisé par Jürgen Kinter
2005, 8,5 min., 4:3

John William, né Ernest Armand Huss, fils d’un Alsacien et d’une Africaine, grandit en Côte d’Ivoire jusqu’à l’âge de huit ans lorsque son père s’installa avec lui dans la région parisienne. Après son baccalauréat professionnel, il travaillait dans des usines d’automobiles où il devint témoin d’un acte de sabotage commis par un membre de la Résistance. Pour forcer la révélation de l’identité de ce résistant, John William et onze autres hommes furent arrêtés comme « otages », internés à la prison de Moulins et au camp de transit de Compiègne, puis déportés au camp de concentration de Neuengamme en mai 1944. Il survécut le bombardement de l’aviation britannique le 3 mai 1945 en baie de Lübeck. Après la libération, il devint un célèbre chanteur.

Anciens Déportés français
Jean le Bris, Robert Pinçon, Pierre Billauxet Thérèse Boudier se souviennent
Un film réalisé par Jürgen Kinter
2005, 16 min., 4:3

Des survivants français du camp de concentration de Neuengamme témoignent de leur enfance et jeunesse, de l’invasion et l’occupation de leur patrie par les troupes allemandes, leur participation à des actions de la Résistance, leur arrestation et leur déportation au camp de concentration de Neuengamme.

Détails

Référence
398
Année de parution
2014
Langues
Français